Primeurs 2007 : Une qualité hétérogène…

primeurs 2007

Nous vous présentons ici les grandes lignes du millésime 2007 : le mauvais temps des mois de Juillet et Août a été en partie rattrapé par une très belle arrière saison. Ce qui a favorisé les vins liquoreux…

Même les propriétaires les plus rompus à l’usage des superlatifs n’osent parler de « millésime du siècle » au moment d’évoquer 2007. Trop heureux d’avoir pu sauver la récolte et d’avoir élaborer des vins de belles factures. La qualité des vins de 2007 tient en effet du miracle au regard de ce qui se profilait à la fin du mois d’août. Après une floraison très précoce mais hétérogène, l’été s’est montré particulièrement avare en ensoleillement et le temps humide d’août a été très favorable au développement du mildiou, obligeant les domaines à une grande vigilance. Fin Août, de gros orages ont fait craindre le pire. Le « miracle » est arrivé en septembre : pendant plus d’un mois, un magnifique été indien a permis aux raisins de mûrir tranquillement et de compenser le retard pris. En partie seulement, car un déficit important de soleil avec des pluies régulières au moment de la véraison ne se comble pas totalement. L’autre grande difficulté du millésime est venue de la pression du mildiou, l’une des plus importantes à Bordeaux depuis 1977. Il a donc fallu être très vigilant et réactif, avec un gros travail de tris.

Belle qualité des cabernets dans le Médoc

Dans le Médoc, les vendanges ont été longues et les merlots, ramassés les trois premières semaines de septembre, ne sont pas au niveau de qualité escompté. Ils manquent de chair et de maturité ? Beaucoup de crus ont préféré baisser leur proportion de merlot dans les assemblages. La surprise du millésime est donc venue des cabernet-sauvignon, ramassé tardivement (jusqu’à la mi octobre) et dont l’état de maturité s’est révélé étonnant. Ils trament les vins, apportant fraîcheur, fruité et élégance. Les indices tanniques sont élevés, mais les vins ne souffrent pas de sécheresse. Les tanins, très fins, sont souples et intégrés. De même, le fruit conserve de l’éclat et un côté juteux en bouche. Après des millésimes solaires comme 2005, 2003, l’année 2007 marque donc un retour à des médocs rappelant les années 80. Dans les périodes plus récentes, les meilleurs vins pourront se comparer aux 2001 ou aux 1999.

Des Blancs aromatiques

Du côté de Pessac-Léognan, on retrouve, pour les vins rouges, des profils similaires aux médocs. Là aussi, le millésime a été sauvé par la maturité des cabernet-sauvignon. Certaines réussites sont remarquables, tel le Domaine de Chevalier, qui a élaboré un 2007 de toute beauté. Quant aux blancs, ils affichent un style précis en bouche. Vendangés début septembre, les meilleurs sauvignons possèdent une juste maturité et un grand équilibre . De profil frais, ils sont soutenus par une belle acidité et se montrent aromatiques.