2000 ans d’histoire

C’est depuis l’antiquité que la vigne est présente dans la région de Bordeaux, nommée Burdigala. Les notables décident alors de créer leur propre vignoble. Petit à petit, ils développent l’économie locale et la renommée des vins produits. C’est le point de départ des grands vins de Bordeaux.

La vigne apparaît au premier siècle de notre ère, avec le développement de la biturica, un cépage parfaitement résistant. Les premiers vins produits, appréciés des romains et chantés par Ausone, profitent à l’économie locale.

Au moyen-âge, les vins de Bordeaux bénéficient d’une belle renommée et alimentent l’un des plus importants trafics commerciaux de l’époque. Cette notoriété, ils le doivent à la reine de France, Aliénor d’Aquitaine, répudiée par le roi Charles VI et nouvelle épouse du futur roi d’Angleterre, Henri II Plantagenêt, en 1152. La présence anglaise subsista durant 3 siècles, jusqu’à la bataille de Castillon lorsque le connétable Talbot rendit les armes devant le roi Charles VII, imposant ainsi le french claret sur la place de Londres.

Au 17ème et 18ème siècle, les échanges commerciaux se développent vers la Hollande où s’exportent clarets, blancs secs, moelleux et rouges. Les hollandais s’installent aux quais des Chartrons et orientent la production vers l’innovation. Les viticulteurs et négociants bordelais apprennent à sélectionner les meilleurs terroirs, et faire vieillir leurs vins. Naissent alors les Grands Bordeaux, et Thomas Jefferson, de passage à Bordeaux en 1787, évoque un classement des vins. La notion de cru apparaît.

Au 19ème siècle la recherche de qualité devient primordiale pour les négociants et propriétaires. La notion de cru est concrétisée par le classement napoléonien de 1855. Mais cet âge d’or est suivi par la propagation de fléaux tels que l’oïdium (traité grâce au soufre), le phylloxéra (anéanti par le greffage des cépages bordelais sur des cépages américains), et le mildiou (sauvé par la « bouillie bordelaise », à base de cuivre).

Au 20ème siècle, les évènements historiques ne sont pas en faveur du commerce de vins. Pour valoriser la notion de qualité, L’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) est créée, suivie du classement de Saint-Emilion et la création de l’AOC Pessac-Léognan. Grâce à la recherche et les méthodes œnologiques, la viticulture et l’élevage se perfectionnent. Bordeaux devient l’un des berceaux des principes œnologiques et demeure ainsi la référence mondiale de la qualité.

Le 21ème siècle, perpétue l’excellence grâce au savoir-faire et savoir-être des producteurs. L’ISVV vient d’ouvrir ses portes et l’oenotourisme est en pleine expansion. Les châteaux et les domaines nous ouvrent leurs portes dans le but de partager notre patrimoine culturel et nous dévoiler leurs secrets. Les plaisirs holistiques se racontent, se partagent et se transmettent.

Posté : lundi 29 juin 2009, par Primeurs-Bordeaux      

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