Château Latour

Présentation du Château Latour

Grâce à une connaissance toujours plus pointue de son terroir, le Château Latour fut, tout au long du siècle passé, le plus régulier des premiers crus, un mythe dans le bordelais magnifiquement travaillé par le Château Latour.

Situé dans la région du Médoc, sur la commune de Pauillac, et bénéficiant de l’Appellation d’origine contrôlée du même nom, le Château latour est un « Premier Grand Cru », rare distinction selon la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

Le vignoble du domaine s’étend sur 78 hectares, dont seulement 47, surnommés l’ « Enclos », sont réservés à la production du « Grand Vin de Château Latour » planté à 75% Cabernet Sauvignon 20% Merlot, 4% cabernet franc et 1% petit verdot. Les 31 hectares restants sont dédiés à la production du « les Forts de Latour» correspondant à 37 % de la production. Son encépagement est de 65 % de Cabernet Sauvignon et 35 % de Merlot. La répartition variant chaque année. Le troisième vin, « le Pauillac», est produit depuis 1990 et est issu des cuves ne pouvant pas correspondre aux critères de sélection des Forts de Latour mais aussi à partir des jeunes vignes des 3 parcelles extérieures.

Les sols argileux composés de graves anciennes d’origine Gunzienne s’associent à une croupe au galbe retenu, limitée au nord et au sud par deux ruisseaux et à l’est par les « Palus » du bord de la Gironde. Ce terroir exceptionnel, aux conditions géographiques et climatiques uniques et typiques des grands crus du Médoc, profitent au Château Latour qui « a vu sur la rivière » (vieux proverbe médocain ) et en tire parfaitement profit pour produire son Grand Vin. Son encépagement, propre au Médoc, et son terroir exceptionnel sont les facteurs dominants pour l’élaboration de ce vin typique et certainement le plus spectaculaire du Médoc : mélange judicieux de tannins et de fruits rouges et noirs.

Le travail de l’homme participe à la réussite du cru : contrôle régulier du système de drainage (datant du 19ème siècle) mis en place en sous-sol, suivi minutieux du vignoble, double passage dans chaque rang au moment des vendanges, terre labourée régulièrement afin de l’aérer , »relevage » et « rognage » afin de limiter et d’égaliser la pousse de la vigne. Puis, fermentation alcoolique dans les cuves inox, cuvaison jusqu’à 3 semaines, seconde fermentation appelée malolactique (en cuve pour les Cabernets et en barriques pour les Merlots et vin de presse), fréquentes dégustations pour décider de la destination finale des trois vins du domaine, assemblage en cuves, puis « descente  » en barriques. Elevage pendant prés de 18 mois avec soutirage tous les trois mois pour séparer le vin clair des lies, puis collage pour accélérer le dépôt des lies au fond des barriques. Enfin, mise en cuves et homogénéisation avant la mise en bouteilles. Les bouchons sont également sévèrement sélectionnés.

Historique du Château Latour

« Le meilleur Bordeaux dans les années à problèmes »

Pour mieux comprendre l’histoire du domaine, il faut remonter au XIVème siècle. La Tour de Saint Maubert fut érigée dés lors, donnant naissance à ce que deviendra plus tard le Château Latour. Dominant l’estuaire de la Gironde, cette Tour fut le lieu stratégique de l’armée anglo-gasconne lors de la guerre de 100 ans. Elle n’existe malheureusement plus aujourd’hui, la tour actuelle du vignoble n’étant plus la même.

Au XVIIème siècle, la famille de Ségur, propriétaire de nombreux autres domaines de la région, acquiert le Château Latour.

Au XVIIIème siècle, Latour se créé une renommée internationale, grâce à ses qualités déjà exceptionnelles appréciées de Thomas Jefferson, et le développement du marché anglais. La réputation du Château Latour ne fait que se consolider, confirmée par la reconnaissance en tant que Premier Grand Cru classé, lors du classement de 1855 des crus de Médoc et des Graves ordonné par le gouvernement de Napoléon III, pour l’Exposition Universelle de Paris.

Le XIXème siècle, entre 1862 et 1864, est une période prospère, « âge d’or », pour le château. Il voit alors la construction du château actuel.

En 1963, 75% des parts du Château sont vendues à différents actionnaires dont deux majoritaires anglais. S’en suivent alors de nombreuses modifications : extension du vignoble et naissance du second vin « Les forts de Latour », amélioration du système de drainage, modernisation et extension des chais, nouvelles cuves, …

En 1993, le château Latour redevient français, grâce au rachat de la propriété par François Pinault. Et en novembre 1999 commence une rénovation complète poursuivis jusqu’en septembre 2003 : rénovation des chais et des bâtiments de stockage existants, du cuvier et des systèmes de vinification, construction d’un nouveau chai souterrain, d’aires de stockage souterrains, modification de l’architecturale et du design du bâtiment principal, nouvelle salle de dégustation.

Informations techniques du Château Latour

Le Grand Vin

Taille vignoble : 78 hectares, dont seulement 47, surnommés l’ « Enclos », sont dédiés à la production du grand vin du château
Encépagement : 75% cabernet sauvignon 20% merlot, 4% cabernet franc et 1% petit verdot
Densité : 10 000 pieds/ha
Production : environ 200 000 bouteilles par millésime, soit 55% de la production totale
Sol et sous-sol : sol argileux composé de graves anciennes d’origine Gunzienne s’associe à des éléments géographiques et climatiques, qui font la typicité des grands crus du Médoc
Élevage : en barriques neuves pendant 18 mois

Les Forts de Latour

Ce cru provient des jeunes pieds de moins de 12 ans de l’Enclos, des vignes des 3 parcelles extérieures à celui-ci et, selon les années, des décisions de sélection prises à l’issue de la vinification.
Taille vignoble : 31 hectares restants
Encépagement : 65 % de cabernet sauvignon, 35 % de merlot. Cette répartition peut varier d’une année à l’autre, selon la quantité de Grand Vin déclassé
Production : 120.000 bouteilles, soit 37 % de la production
Elevage : 50 % de barriques neuves en moyenne, et 50 % de barriques du millésime précédent, pendant 18 mois

Crédit photo Wikipédia – BillBl