Avis de J.M Quarin
MOUTON ROTHSCHILD : 17,5
Assemblage 87 % cabernet sauvignon et 13 % merlot. Degré d’alcool 12,9. IPT 77, AT 3,16, PH 3,83
Sélection : 44 % de la récolte contre 65 % en 2005.
Depuis 2001 et surtout depuis l’arrivée de M Dalhuin en 2004, ce cru ne cesse de progresser. A sa pureté aromatique, à l’affinage de son grain de tanin, s’ajoute désormais une nouvelle dimension, celle du plaisir. Comment ne pas avaler les 2005, 2004, 2003 et 2002 aujourd’hui ? Avant ces millésimes, le caractère fondant et délicieux n’existait pas dans le Mouton Rothschild jeune. (Goûtez le 98 qui pourtant s’attendrit et vous comprendrez.) Et 2006 confirme.
Très belle couleur rouge sombre. Nez fin et aromatique sentant bon le fruit mûr et frais plutôt que le fruit lavé par la pluie. Belle entrée en bouche raffinée. Et de suite nous sommes en contact avec le grand goût du cabernet sauvignon, minutieux, à la structure élancée. Comparée à d’autres premiers crus, l’entrée en bouche se fait plus discrète. Je l’explique par la présence d’un degré alcoolique moindre. Le vin se développe sans cesse caressant, pur, subtil. En finale, il offre un des grains de tanin les plus précis jamais vus sur la propriété. Très belle finale, fondante et aromatique. Du plaisir et de l’esthétique. Bravo.
La densité est similaire à 2004, mais le charme et le plaisir sont bien supérieurs.